Hockey sur Glace
Le hockey sur glace, appelé le plus souvent hockey, est un sport d’équipe dont les compétitions se déroulent sur une patinoire spécialement aménagée. L’objectif est de marquer des buts en envoyant un disque de caoutchouc vulcanisé, appelé palet ou rondelle, dans le filet adverse, placé à l’autre extrémité de la patinoire. Les joueurs, un gardien de but et cinq joueurs de champ par équipe, se déplacent à l’aide de patins et manipulent la rondelle à l’aide d’une crosse (terme utilisé en France), également appelée bâton de hockey (Québec) et canne de hockey (Belgique) .
Le hockey est originaire du Canada et s’est développé à la fin du XIXe siècle en Amérique du Nord. Sport de vitesse, il est souvent surnommé « sport le plus rapide du monde ».
Le Jeu
Le hockey sur glace se joue sur une patinoire. Chaque équipe est composée de six joueurs (cinq joueurs de champ et un gardien de but) qui sont équipés de patins à glace. L’objectif est de marquer des buts en envoyant un disque de caoutchouc vulcanisé appelé palet ou rondelle[2], dans le filet adverse, placé à l’autre extrémité de la patinoire. Les joueurs manipulent la rondelle à l’aide d’une crosse de hockey également appelée bâton de hockey.
Les cinq joueurs de champ sont généralement trois attaquants (un centre, un ailier gauche et un ailier droit) et deux défenseurs. Un groupe de trois attaquants forme une ligne d’attaque et une paire de défenseurs forme une ligne de défense. Il existe également des lignes spécifiques aux situations d’infériorité numérique ou de supériorité numérique.
Les changements de ligne peuvent intervenir lors des arrêts de jeu, mais également au cours du jeu (on parle alors de changement volant).
Une équipe de hockey compte une vingtaine de joueurs (quatre lignes d’attaquants, trois ou quatre de défenseurs et deux gardiens de buts).
Certaines charges et certains contacts sont autorisés sur le porteur du disque. Il s’agit, avant tout, de gêner l’adversaire, de le déstabiliser lors de prochains contacts, de le fatiguer et de lui faire perdre le palet. C’est une technique de base au hockey. On parle alors de mise en échec. Toutefois, les actions dangereuses ou contraires aux règles, sont sanctionnées par des pénalités ou punitions. Le joueur fautif doit alors sortir du jeu pour une certaine durée, sans être remplacé.
La bande (ou la balustrade) entourant la glace permet de garder la rondelle à l’intérieur de la patinoire, le jeu pouvant ainsi durer plusieurs minutes sans interruption. Quand l’action s’arrête, le jeu reprend toujours par une mise au jeu (ou engagement). Les deux règles majeures limitant les mouvements de la rondelle sont le hors-jeu et le dégagement interdit.
Un match dure trois périodes de 20 minutes chacune, l’horloge étant arrêtée à chaque arrêt de jeu. En cas d’égalité à la fin du temps règlementaire, la procédure varie suivant le contexte et suivant les règles spécifiques à chaque championnat. Le match peut alors se poursuivre avec une période de prolongation en mort subite pour déterminer un vainqueur. Si le score est inchangé à l’issue de la prolongation, une séance de tirs de fusillade peut se dérouler.
Un match peut également comporter des combats entre joueurs, combats tolérés ou interdits selon les ligues et les compétitions.
Réglements
Les règles internationales du hockey sur glace sont édictées par la Fédération internationale (IIHF)[8]. C’est également le règlement qui s’applique dans les championnats nationaux de la plupart des pays, en dehors de l’Amérique du Nord.
En effet, aux États-Unis et au Canada (et bien que ces pays soient membres de l’IIHF), les ligues peuvent édicter leurs propres règles. Ainsi la Ligue nationale de hockey (LNH), ligue la plus importante[9], possède un règlement[10] qui diffère quelque peu de celui de l’IIHF (notamment au sujet des combats, totalement interdits dans le règlement international).
Le règlement est appliqué par les arbitres et par les autres officiels. Les arbitres sont au nombre de deux ou trois (voire quatre pour la LNH) suivant les catégories et veillent au bon déroulement du match, et entre autres, au signalement des pénalités. Deux arbitres de ligne (juges de ligne) indiquent notamment les hors-jeu et dégagements interdits.
Equipements
Outre les patins à glace pour se déplacer sur la patinoire et le bâton (ou crosse) pour manipuler la rondelle, un joueur de hockey porte un certain nombre de protections[11] afin de se protéger des charges adverses mais également des palets (rondelles) qui peuvent atteindre 180 km/h.
Les protections pour un joueur de champ se composent :
* d’une culotte, appelée également cuissette (gros short rembourré),
* d’une coquille (dans le jargon québécois : jack-strap),
* des épaulières (ou plastron, épaulettes),
* des coudières,
* des jambières (qui protègent les genoux et les tibias et qui sont recouvertes d’un bas),
* des gants,
* d’un maillot (appelé chandail au Québec),
* d’un casque,
* d’un protège-cou (facultatif dans plusieurs ligues),
* d’un protecteur buccal (facultatif lui aussi dans plusieurs ligues).
L’équipement du gardien est un peu plus complet avec notamment deux gants différents (une mitaine et un bouclier) ainsi que des jambières plus larges (appelés “bottes”). Le gardien possède également une protection appelée jugulaire permettant de protéger le cou de celui-ci. De plus, le casque du gardien est entièrement fermé sur le devant avec l’usage systématique d’une grille de protection.
L’équipement a connu une évolution depuis les débuts du hockey, évolution dictée par des accidents et par des changements de mentalité. Ainsi, au début des années 1920, dans la Ligue nationale de hockey, les joueurs de champ jouaient sans casque et ce n’est qu’en 1979 que le casque fut rendu obligatoire dans la LNH et ceci suite à un accident ayant causé le décès de Bill Masterton près de 10 ans plus tôt[12].
De même, l’usage de la jugulaire a été mis en exergue suite à un accident lors d’un match entre les Sabres de Buffalo et les Blues de Saint-Louis. Au cours d’une action devant les buts des Sabres Clint Malarchuk, à terre, reçut un coup de lame de patin, ce qui entraîna la section de l’artère carotide externe. Le gardien frôla la mort mais il fut sauvé par l’intervention rapide des secouristes[13].
Les arbitres sont également équipés d’un casque dans la mesure où ils se trouvent assez souvent au milieu de l’action.




