Patinage Artistique
Le patinage artistique est un sport et un art exécuté sur la glace avec des patins à lames ou sur un sol dur (parquet, surface synthétique, etc.) avec des patins à roulettes traditionnels (quad) ou des patins en ligne (inline).
Ce sport est particulièrement populaire en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. D’après Médiamétrie, c’est le seul sport à être davantage regardé par les femmes que par les hommes.faux la GRS et le sport le plus regardé par de femmes que par des hommes
Équipement
La lame de patinage est courbée de l’avant vers l’arrière, créant ainsi un arc de cercle dont le rayon varie entre 1,83 m et 2,18 m appelé berceau. Récemment, des lames paraboliques ont été conçues pour augmenter la stabilité du patineur sur la glace. La lame a aussi une coulisse/un creux au centre sur sa longueur; un creux sur le dessous de la lame la divise en deux carres distinctes, l’extérieur (dehors) et l’intérieur (dedans).Il est toujours désirable de patiner sur seulement une carre de la lame, jamais sur les deux en même temps (qui est appelé « un plat »). L’aisance et la facilité, regroupés avec la puissance de poussées et de glisse démontrés par les patineurs d’élite viennent en fait de l’utilisation adéquate des carres afin de générer de la vitesse à moindre effort. Les patins de patinage artistique diffèrent des patins de hockey en ayant un arsenal de griffes dentelées à l’avant de la lame. Les griffes sont utilisées principalement pour les sauts et ne devraient pas être utilisées durant les poussées ou les pirouettes. Le design des griffes a beaucoup évolué au cours des dernières années et inclut une rangée de griffes additionnelles sur chacun des côtés de la lame, appelées K-Pick et inventées par Pieter Kollen.
Les bottines de patinage sont fabriquées traditionnellement à la main à partir de plusieurs couches de cuir. Depuis quelques années, les bottines faites à partir de matériaux synthétiques se moulant à la chaleur sont devenues très populaires auprès de plusieurs patineurs. Combinant solidité et légèreté, ces bottes sont plus faciles à « casser ». Les derniers développements en matière de chaussures reposent sur l’utilisation d’une bottine articulée à la cheville (modèle Proflex conçu par la compagnie Jackson Ultima), procurant un support latéral tout en permettant plus de flexibilité et d’amplitude de mouvement. Les lames sont montées sur la semelle, fixée sur la plaquette avant et sur la plaquette arrière par des vis. Habituellement, les patineurs de haut niveau utilisent des patins faits sur mesure pour eux par des spécialistes de renommée mondiale.
Les coussins fessiers (pads) sont d’autres pièces d’équipement utilisés en patinage. Ces rembourrures sont placées à l’intérieur des collants ou des pantalons afin d’amoindrir l’impact des chutes durant la période d’apprentissage de nouveaux sauts.
Des protège-lames sont installés sur les lames, quand le patineur doit marcher avec ses patins en dehors de la glace. Les protège-lames protègent contre la poussière et/ou la surface du plancher qui pourrait abîmer l’aiguisage ou faire des encoches.
o Des protège-lames en linge (parfois appelés pantoufles ou crevettes) sont utilisés après les entraînements pour absorber la condensation et protéger les lames de la rouille.
L’habillement porté lors des pratiques varie de pantalons, jupes, collants, robes, vêtements une-pièce, pirouettes, tous flexibles afin de modeler les lignes du patineur et permettre toute l’amplitude de mouvement.
Lors des compétitions, les vêtements doivent être sportifs et de bon goût, les costumes de type théâtral étant proscrits (entraînant une déduction). Les filles peuvent porter des pantalons depuis la saison 2005 - 2006.
Quelques patinoires possèdent un harnais afin d’aider les patineurs à apprendre de nouveaux sauts dans un environnement sécuritaire. L’entraîneur assiste le saut du patineur en le soulevant de terre à l’aide d’un système de poulies (fixées au plafond ou à l’aide d’un harnais mobile).
Patinoires et glaces
Les premières patinoires furent naturellement les étangs et les rivières. La préparation de la surface était parfois difficile et soumises aux conditions météorologiques, ce qui explique les débuts du patinage dans les régions plus adaptées à la formation de glace de qualité. Par exemple, dans les annales de 1844 du club de Philadelphie, on peut y lire que l’équipement de sauvetage devait être présent sur les lieux en cas de trous dans la glace. Au Canada, l’épaisseur de la glace n’était pas un problème; c’était plutôt la neige qui encombrait les surfaces. Alors en 1860 fut inaugurée en grande pompe la première patinoire au monde. Le Glacarium, la première patinoire avec surface artificielle vit le jour à Londres en 1876, à Chelsea. Le développement d’autres patinoires s’avérait crucial pour l’expansion de ce sport.
La plus gros stade jamais construit : Tokyo, Japon (1960). Superficie : 4 000 mètres2.
Plus grande surface glacée au monde : Japon (1967). Superfice : 15 400 mètres2.
De nos jours, on retrouve des patinoires non seulement au Canada, États-Unis, Suède ou autres pays européens adeptes de hockey ou de patinage, mais aussi en Espagne autant qu’en Afrique noire (en Côte d’Ivoire).
La Notation
Notation technique (TES - Total Element Score)
* À chaque « élément » (saut, pirouette, suite de pas ou d’attitudes) d’un programme est assignée une valeur de base
* Le spécialiste technique a pour mandat d’identifier correctement les éléments et leur niveau de difficulté : niveau 1 à 4 pour les pirouettes et 1 à 3 pour les pas
* Chaque juge détermine pour chaque élément un niveau d’exécution (GoE pour « Grade of Execution ») allant de -3 à +3 ; chaque grade ajoute ou enlève des points à la valeur de base de l’élément en question, en se rapportant à une grille pré-établie selon le niveau de qualité de l’élément exécuté
* La notation de l’exécution (GoE) du jury ajoutée à la valeur de base est obtenue en calculant la moyenne réduite (en éliminant le meilleur et le pire des qualificatifs) des valeurs numériques des notations de l’exécution (GoE) attribuées par les juges
* Des points en prime peuvent être assignés si un élément, mouvement ou transition est innovateur et inédit
* Les valeurs de base de tous les sauts amorcés dans la deuxième moitié du programme sont multipliées par un facteur de 1.1
* Sur l’ensemble du panel des douze juges, seul un sous-ensemble de neuf juges voit ses notes prises en compte, par une sélection pré-établie par ordinateur et inconnue des juges
Notation des composantes du programme (TCS - Total Components Score)
Note de composants ou score des composants (Program Component Score), au nombre de cinq :
* SS (Skating Skills, habileté de patinage)
* TR (Transitions, transitions)
* PE (Performance/Exécution, performance/qualité d’exécution)
* CH (Choreography, chorégraphie/composition)
* IN (Interpretation, interprétation)
Ensuite :
* Chaque juge note les composantes de programme sur une échelle de 0,25 à 10 points, par intervalle de 0,25 point
* Le processus pour en venir à la notation finale pour chaque composante est semblable au processus utilisé pour déterminer la moyenne réduite des éléments (décrit plus haut)
* Chaque moyenne de chaque composante est ensuite multipliée par un facteur variant selon le programme (court ou long)
Déductions
Peuvent entraîner une déduction :
* une faute de temps (-1,0 par période de 5 secondes inadéquates)
* une faute de musique (vocale, inadéquate, -1,0)
* un élément interdit (acrobatique, -2,0)
* une faute de costume (inadéquat -1,0)
* une chute (-1,0 pour chaque chute), définie comme tout arrêt momentané de la performance où les deux lames ne touchent pas le sol
Les figures
Les sauts
Icône de détail Article détaillé : Liste des sauts de patinage artistique.
* Les sauts de carre
o Le saut de valse
o L’Axel
o Le boucle, (loop en anglais) ou Rittberger
o Le Salchow
* Les sauts piqués
o Le Lutz
o Le boucle piqué, (cherry flip ou toe-loop en anglais)
o Le flip ou Salchow piqué
* Les combinaisons de sauts
Une combinaison de sauts est un enchaînement de deux ou trois sauts consécutifs, avec prise d’appel du deuxième saut sur la carre de réception du premier saut et ainsi de suite. On ne peut combiner qu’avec un saut de boucle ou un boucle piqué.
* Les séquences de sauts
Une séquence de sauts est un enchaînement de sauts (2 ou plus) liés par des petits pas, tout en gardant un rythme. Il ne peut y avoir plus de 360 degrés de rotation entre l’atterrissage du premier saut et l’appel du deuxième saut pour que la séquence soit valable. Les croisés sont interdits.
* Les mouvements de sauts
Ce sont des « petits » sauts, non considérés comme éléments, mais plutôt comme mouvements de liaison :
*
o Sauts écartés ( demi-flip écarté, flip écarté )
o Saut à la russe (russian split)
o Saut de biche (stag)
o Walley
o Tour jeté (improprement appelé Feuille qui tombe) (calque du mot anglais falling leaf)
o Saut de lapin/pas de géant
o Saut de trois
Les pirouettes
Icône de détail Article détaillé : Liste des pirouettes de patinage artistique.
* Les pirouettes de base
On dénote trois pirouettes de base :
*
o La pirouette debout (incluant la cambrée)
o La pirouette assise
o La pirouette allongée ou pirouette arabesque
* Les pirouettes sautées
o Toute pirouette de base incluant un saut à l’entrée.
* Les combinaisons de pirouettes
Les pirouettes combinées incluent au minimum un changement de position et/ou de pied et/ou de carre.
Les pas et retournements/
Liste des pas de patinage artistique.
* Les retournements
o Le trois
o Le double-trois
o L’accolade (bracket)
o Le mohawk
o Le choctaw
o La contre-accolade (rocker)
o Le contre-trois (counter)
o La boucle
o La volte (twizzle)
o Le pivot
* Les pas
o Le croisé
o Le chassé
o Le roulé
o Le progressif
o Le pas de valse
* Il existe trois dessins de suites de pas (jeu de pieds) :
o en ligne droite (médiane, diagonale)
o en serpentin (deux ou trois lobes)
o circulaire
Les attitudes & mouvements de transition/
Icône de détail Article détaillé : Liste des attitudes et mouvements de transition de patinage artistique.
* La fente / La fente cambrée
* L’arabesque
* La fenêtre
* Le tir au canard/la chaise
* La royale
* L’aigle (petit ou grand)
* Le Besti-squat
* La fente Ina Bauer
* La dedans Gilletti ou cygne
* La Biellman
* Le Y / Le Y inversé
* La canadienne
L’hydroblading ou l’araignée se réfère à des positions exécutées sur une carre profonde avec le corps le plus près de la glace que possible dans le plan horizontal.
Les portés ou levées/
L’ISU a regroupé les types de portés ou levées en 6 différents groupes, selon le niveau de difficulté :
* Groupe 1 – Portés/levées avec prise sous les bras
* Groupe 2 – Portés/levées par la taille
* Groupe 3 – Portés/levées par la hanche
* Groupe 4 – Portés/levées main dans la main
* Groupe 5 – Portés/levées lasso main dans la main
Les spirales/
Le partenaire exécute un pivot tout en tenant sa partenaire qui tourne autour de lui. Il existe plusieurs figures spiralées en couple, dont quatre spirales « classiques », popularisées par le couple russe des Protopopov. Ces figures sont classées ici en ordre de difficulté :
* avant intérieure = spirale de la vie ;
* arrière intérieure = spirale cosmique ;
* arrière extérieure = spirale de la mort ;
* avant extérieure = spirale de l’amour.




